MONTPELLIER HYPNOSE.COM
MONTPELLIERHYPNOSE.COM

Hypnose: Questions/Réponses

 

L’hypnose est-elle un état artificiel, anti-naturel ?

 

   Non… Il semblerait même que chacun de nous expérimente cet état de conscience “hypnotique” plusieurs fois par jour et qu’il puisse être utile et nécessaire au maintien de notre équilibre mental.


  Erickson a appelé “common everyday trance” cette transe commune quotidienne, légère, qui apparaît lorsque nous nous évadons du présent, “dans la lune”, absorbé dans un roman ou un film à la télévision, en attendant à la station du tramway ou parfois même en conduisant. C’est un état d’être normal et propre au règne vivant. Et c’est cet état léger que l’Hypnose Thérapeutique reconnaît et amplifie.

 

  Chacun d’entre vous ayant cette faculté naturelle en lui, chacun va donc pouvoir bénéficier des bienfaits de l’utilisation de l’hypnose.

 

On m’a dit que je n’étais pas hypnotisable…

 

 L’état d’hypnose est naturel et chacun l’expérimente chaque jour sans le savoir. Les neurologues pensent même que cet état de “transe légère quotidienne” est indispensable à l’équilibre mental et physique. La personne qui vous a donc dit cela n’a tout simplement pas trouvé pour vous le chemin qui mène à cet état de conscience.

 

  Vous découvrirez par vous-même, au fil de vos entretiens avec un bon hypnothérapeute, l’art et la manière de bâtir cette voie royale de découverte intérieure. Et vous apprendrez par la même occasion à vous prendre en référence en ce qui concerne vos limites et possibilités personnelles.

  

L’hypnose est-elle une forme de sommeil ?

 

  Malgré l’étymologie du mot qui désigne aujourd’hui ce phénomène naturel, et la fréquente immobilité relative du sujet en état hypnotique, l’hypnose n’a rien en commun avec le sommeil, ni même avec l’état d’éveil ordinaire. Aucune similitude n’a pu être relevée par les nombreuses recherches électroencephalographique entre éveil, hypnose et sommeil profond ou paradoxal, bien que l’on ait récemment découvert une zone spécifique du cerveau qui ne s’active que durant la transe hypnotique.


  La personne en État Modifié de Conscience va donc rester tout à fait “consciente” d’un bout à l’autre de la séance d’Hypnose Thérapeutique, la partie inconsciente de son esprit se chargeant d’une éventuelle amnésie des moments clés… au retour !

  C’est ce qui va lui donner l’impression de sommeil, d’oubli, mais seulement lorsqu’un tel état d’amnésie spontanée a été atteint -ce qui n’est pas toujours le cas- et sauf si vous l’avez induit volontairement.

 

  L’hypnose a par contre un point commun avec la production de rêves, en ce sens qu’elles ne surviennent, l’une ou l’autre, que lorsque le sujet se sent en parfaite sécurité.

 

Le sujet est-il sous influence de l’hypnotiseur ?


  Non, bien au contraire : lorsque vous êtes en transe hypnotique, vous gagnez en contrôle sur vous-même, puisque cet État Modifié de Conscience va vous permettre de décupler votre créativité, vos capacités d’apprentissages, de mémorisation et de souvenir, comme de modifier votre perception de l’écoulement du temps, de maîtriser vos émotions ou de contrôler votre pression artérielle, la coagulation de votre sang, la cicatrisation de votre peau ou la calcification de vos os, de faire varier le rythme de votre cœur ou la température de votre corps et de modifier des sensations comme le ressenti de la douleur…

 

   En transe hypnotique, vous avez bien plus de contrôle sur votre vie.

 

L’hypnotiseur peut-il continuer à m’hypnotiser à distance, et m’utiliser comme un objet ?

 

  L’hypnose fonctionne comme un apprentissage, quelque chose que le thérapeute explique en parlant, de manière à ce que votre esprit comprenne ce qu’il a à faire pour vous aider. Finalement, ce n’est que vous qui apprenez et changez - le thérapeute n’est qu’un guide. Une fois que le thérapeute n’est plus là, vous pouvez continuer d’être bien, car ce que vous avez appris est en vous.

 

  Et vous pouvez oublier votre thérapeute !

  De son côté, le thérapeute ne peut rien faire “à distance” : l’hypnose n’est pas de la télépathie ! (d’ailleurs, on ne sait même pas si la télépathie existe vraiment, de toutes façons...). Donc, rien à craindre : avec vous, votre thérapeute ne peut que vous aider, car votre instinct de survie bloquerait tout ce qui pourrait aller contre vous ; et loin de vous, votre thérapeute ne peut plus rien… puisque vous n’êtes plus là !
 

  La séance peut vous marquer au point d’occuper longtemps vos pensées ; le thérapeute, quant à lui, est un professionnel qui exerce un métier. Il ne voit pas que vous en consultation, et il n’y a donc aucune raison pour qu’il continue de s’occuper de vous alors que vous êtes parti.


  C’est tout simple !

  Vous pouvez donc profiter pleinement et sereinement de vos séances d’hypnose. Cela ne peut que vous faire du bien !

  

  Mais tout ça, c’est quand même de la manipulation !

 

  Oui ! Mais comme lorsque vous avez rendez-vous avec cette charmante personne et que vous modifiez sciemment votre tenue, votre langage, votre façon de parler et jusqu’à votre manière de vous tenir… Auriez-vous un objectif en tête ? Et c’est la même chose à chaque fois que vous désirez obtenir quelque chose (le sel à table, un emploi, le calme auprès de vos enfants, qu’une personne angoissée se rassure, qu’un ami partage vos bons souvenirs de vacances, etc.).

  Manipulation ?… ou Communication humaine ? Réfléchissez : il est tout aussi impossible de ne pas “manipuler” que de ne pas communiquer. Et le thérapeute ou le coach est payé pour vous aider à atteindre vos objectifs, alors il agit avec vous comme vous agissez vous-même dans les situations où vous mettez tout en œuvre pour réussir.

 

  Si vous voulez appeler cela “manipulation”, alors ajoutez l’adjectif “thérapeutique”. La manipulation de l’hypnose est la même que celle du kinésithérapeute, une manipulation thérapeutique, technique et sûre.

  Ainsi, le sujet en transe hypnotique garde toute sa volonté, et peut-être bien plus qu’à l’état d’éveil ordinaire. Personne ne pourra l’obliger à agir contre son gré, sa morale ou son intégrité physique en utilisant simplement l’hypnose.

 

 Chacun garde son libre arbitre ; ce que d’ailleurs le processus éricksonien favorise.

  Une personne influençable le serait donc parfaitement sans aucune hypnose ! La manipulation de l’hypnose est la même que celle du kinésithérapeute : thérapeutique. Elle est faite pour soigner.

  Sans bon outil, vous ne pouvez rien faire. Ni le mal… ni le bien. 

  Quoi qu’il en soit, l’instinct de survie bloque quand même tout ce qui pourrait aller à l’encontre de la personne, et les techniques éricksoniennes évitent au thérapeute ou au coach de se projeter, ou d’émettre, même inconsciemment, ses croyances et convictions personnelles.

  Pour faire du mal, il faudrait déjà très bien savoir faire du bien, et tout faire à l’envers. Autrement dit : il faudrait le faire exprès ! On ne peut pas faire du mal avec l’Hypnose Ericksonienne par inadvertance ou incompétence…

 

  “L’Hypnose Ericksonienne est moins manipulatrice que toute autre approche psychothérapeutique dont j’ai été témoin”- John Grinder

 

Il paraît que certains sujets ne se sont jamais réveillé ?…


  … c’est évidemment un des problèmes majeur de l’hypnose… Dans le métier, nous avons un ” taux de perte ” à ne pas dépasser…

  Mais non ! L’état hypnotique est un état des plus naturels : comment voulez-vous que la personne ne retrouve pas son état d’éveil ordinaire ?

 

  Sauf si elle a du sommeil en retard, bien sûr !

 

  De très sérieuses études scientifiques, plusieurs fois reprises depuis une soixantaine d’année, montrent que même un sujet très sensible à l’état hypnotique, laissé seul, sort de sa transe hypnotique spontanément au bout de vingt minutes maximum… ou s’endort paisiblement d’un sommeil naturel réparateur. En plus, dès que vous aurez expérimenté sur vous-même, vous vous rendrez bien compte que vous gardez un certain contrôle tout au long des événements.

 Très souvent, vous resterez conscient d’un bout à l’autre de l’expérience. Et lorsqu’il vous arrivera de “partir” franchement, c’est parce que vous aurez toute confiance en votre accompagnateur… et en vous-mêmes !

  

Plus l’hypnose est profonde, meilleurs sont les résultats… c’est vrai ?

 
  Et bien c’est faux : on peut très bien avoir le bras ou toute autre partie du corps anesthésié, en étant complètement lucide et éveillé. De profonds changements de vie peuvent très bien survenir à la suite d’une hypnose conversationnelle où le sujet n’était qu’en transe légère à moyenne, souvent sans même s’en rendre compte.

  La profondeur hypnotique est spectaculaire et agréable pour la personne -c’est pour cela qu’on la recherche- mais elle n’a aucun rapport avec l’efficacité que l’on peut attendre de la séance hypnotique.

  Si certaines techniques nécessitent une transe plus profonde que ce que le sujet est actuellement capable d’atteindre, et bien on passera par une phase d’entraînement, jusqu’à maîtriser l’état de conscience voulu. C’est sympathique à travailler, mais c’est rarement “indispensable”.

  En fait, l’Hypnose Ericksonienne est une sorte “d’hypnose consciente” ?

  Votre question nous fait penser à ces personnes qui nous demandent : “vous faites de la vraie hypnose ?”… Qu’entendez-vous par “vraie” hypnose ?… “Eh bien, disent-ils, de l’hypnose profonde, où l’on est inconscient”.

  Il y a un problème général de compréhension, vis à vis de cet aspect de l’hypnose.
 

  Il y a deux siècles, alors que la population n’était que peu cultivée, superstitieuse et très impressionnable, il était facile pour une personne d’influence (prêtre, noble, enseignant, médecin, etc.) d’abuser de son autorité pour fasciner une personne sans défense et la pousser, grâce à l’induction hypnotique, à une sorte d’évanouissement qui la laissait tel un pantin aux griffes du marionnettiste.
 

  Notez que les hypnotiseurs de spectable agissent ainsi : le fameux Dominique Webb s’approche, sur un trottoir parisien, d’une tablée de jeunes femmes ; les caméras le suivent ; tout le monde le connaît et on sait que s’il s’approche de vous, ce sera pour vous hypnotiser (idée implicite : “vous faire dormir”) ; en plus, on passera certainement à la télé… Le gaillard s’approche effectivement, vous fixe de ses grands yeux impressionnant et vous intime l’ordre de dormir. Et vous tombez endormi.

  L’effet produit par l’homme et le contexte ont déclenché en vous un réflexe ancestral d’obéissance aveugle.
  Maintenant, réfléchissez : si Dominique Webb avait une technique spéciale, secrète, ou un pouvoir pour endormir les gens de là à les rendre inconscients, vous auriez dû entrer vous aussi en état d’hypnose en le regardant faire ! Et nous, pauvres hypnothérapeutes, lorsque nous nous promenons dans les rues de Montpellier anonymement et sans caméra, si nous nous approchons de jeunes femmes à la table d’une brasserie, et que nous ordonnons à l’une d’elle de dormir… que croyez-vous qu’il se passe ? Rien d’autre que des rires étonnés ! 

  Le contexte et l’attente de la personne qui s’apprête à être hypnotisée sont déterminants. En thérapie, tout cela joue grandement sur l’issue des consultations : positives ou sans effet. 
Le fantasme populaire garde la mémoire des temps anciens où l’hypnose abrutissait les gens, et certains rêvent de retrouver cet impact sur eux, sans penser à ce que cela signifierait pour eux : perdre leur intelligence et indépendance d’esprit.

  L’état d’hypnose profonde survient pourtant spontanément en hypnothérapie, aujourd’hui, mais il n’est plus déterminé par la technique de l’hypnothérapeute. Les gens de notre temps sont suffisamment cultivés et informés pour ne plus être impressionable au point de nos ancêtres ! Le résultat de cette éducation est une conscience accrue durant l’expérience d’hypnose… ce que l’on peut prendre pour “rester conscient” - en fait, ce qui est plus “être observateur de soi-même”.
 

  Parfois, donc, à technique égale de la part de l’hypnothérapeute, la transe profonde se produit, sans qu’on puisse vraiment expliquer pourquoi. un peu comme si, ce jour-là, pour une raison précise, l’Inconscient de la personne avait permis cette transe profonde.

 

  L’amnésie se produira peut-être elle aussi, laissant à la personne un “grand trou noir” dans sa vie - car il n’est pas très agréable de ne plus pouvoir dire ce que l’on a fait d’une pleine heure de son existence, ce qui déçoit aussi parfois ceux qui espéraient entrer en transe profonde et à qui cela est arrivé : ils ne se souviennent de rien ! Donc, pas de ressenti, rien à raconter… Somme toute assez décevant.

 

  Conclusion : l’Hypnose moderne n’est pas moins efficace que celle de nos grand-pères, bien au contraire ! Si elle permet en plus à la personne de garder une part de conscience, ce ne peut être que bénéficiable. Peut-être même peut-on y voir les signes avant-coureurs d’un prochain stade d’évolution : là où autrefois le mental faisait obstacle, il pourrait apprendre à “contrôler” le corps et l’esprit, pour un changement “en toute conscience”. C’est, en tous cas, le défi de la nouvelle Hypnose Humaniste.

 

L’hypnose soigne-t-elle ou guérit-elle ?

 

   L’hypnose soigne… vous guérissez !

   L’hypnose est un outil, que votre thérapeute vous apprend à utiliser, c’est tout. Quoi que cela puisse souvent paraître magique à un débutant, il n’y a rien d’extraordinaire là-dedans ; et comme tout outil, la valeur de ce que vous obtiendrez dépendra de l’art et la manière dont vous l’utiliserez.

  Un bon jardinier sait où et comment planter ses graines, mais il n’a pas le pouvoir de les faire germer. Seule la vie sait cela. Personne au monde ne peut forcer une graine à germer…

 

  Donc, l’Hypnose vous initie à la juste façon de semer vos “graines de changement” et si vous avez bien travaillé, alors la Vie fera le reste !

  

Donc, après une séance d’hypnose tous mes problèmes vont disparaître sans que je n’ai rien à faire ?


  Ah !… là, ce n’est pas faux, sans être toujours vrai. Votre participation sera déterminante, dans la plupart des cas, et surtout pour des problèmes “graves”.

  Il est tout à fait possible de guérir d’une phobie, d’une allergie ou d’une peur, même ancienne et tenace, en une seule et unique séance. C’est quelque chose qui arrive très souvent. Maintenant, nous préférons personnellement avoir un suivi, même minime, avec la personne que nous aidons, afin de procéder à l’analyse du problème et de faire une première séance d’hypnose; puis vérifier trois à dix jours plus tard comment la personne se comporte et se sent; éventuellement réaligner certains éléments; et finalement constater le Changement et parachever le tout par une séance dynamisante, pour “aller mieux que mieux“.

 

  En moyenne, comptez tout de même de trois à dix séances.

 

   J’ai entendu dire que l’hypnose ne soignait pas vraiment et que d’autres symptômes réapparaissaient quelque temps après le traitement…

 
  Vous parlez de “substitution de symptôme”. C’est quelque chose qui arrive très fréquemment en hypnose classique, car l’expression du symptôme premier a été “étouffé” sans que l’on prenne garde à en traiter l’origine. Si un trouble ou une maladie survient, ce n’est pas pour rien : une partie de vous a quelque chose à dire. Il y a “un truc” qui coince, qui ne “va pas” correctement…

 

  Si vous l’empêchez de s’exprimer, en traitant l’effet et non la cause, le symptôme et non le motif, alors le corps et l’esprit trouveront une meilleure manière de vous faire passer le message !

 

  Même si cela doit vous faire très très mal. Car c’est une question de survie pour l’organisme.

  En Hypnose Ericksonienne, les structures de techniques sont telles que toute la résolution du problème est faite par le patient lui-même, à un niveau inconscient.

 

  Donc, si le problème n’est pas physiologique (une jambe cassée, par exemple !) et si la séance est correctement conduite, tant techniquement que philosophiquement, il n’y a que très rarement substitution de symptôme. De nombreux chercheurs l’ont prouvé : Wolberg en 1964, Hartland en 1975, Kroger en 1977, Araoz en 1982…

 

Pourquoi dit-on hypnose “thérapeutique” ?


  D’abord, parce que c’est à cela que sert généralement l’hypnose.

 

  Mais vous pouvez aussi bien l’utiliser pour améliorer votre vie, trouver les solutions à des problèmes complexes, ou pour travailler à votre “développement spirituel”…

  L’aspect thérapeutique a historiquement été prédominant en raison des capacités de connexions à un plus vaste domaine psychologique de l’expérience hypnotique : déclenchement de nouvelles chaînes associatives (”liées à l’état“), accroissement de la créativité, contact avec l’inconscient (le “guide intérieur“), possibilité de “recadrage” spontané ou provoqué de l’information, de revivre des situations passées en restant distant du côté émotionnel … etc, etc.

 

   Transe-formez votre vie !

 

 Quel différence entre Hypnose Ericksonienne et Nouvelle Hypnose ?


  Le terme plus général de “Nouvelle Hypnose” vient du fait que les thérapeutes utilisent aujourd’hui une technique plus vaste que celle que pratiquait Erickson lui-même : l’esprit n’est plus le même (Développement Personnel, en plus de la thérapie ; Erickson était strictement psychiatre).

  Par contre, les inductions hypnotiques d’Erickson étaient bien plus complexes que tout ce que le commun des thérapeutes “éricksoniens” fait aujourd’hui… Ces techniques étaient aussi puissantes que quasi-invisibles : magiques ! Il faut aller en Hypnose Humaniste pour retrouver un tel niveau de complexité, parfois supérieur à ce qu’Erickson faisait lui-même.

  Et puis, Erickson pratiquait souvent ce que l’on appelle actuellement “l’hypnose sans hypnose” et “l’hypnose conversationnelle“. C’est à dire qu’il utilisait toutes les structures et les outils propres à l’hypnose hors de toute transe formelle.
Enfin, Milton Erickson avait tout un Savoir-Être qui faisait de lui un thérapeute hors du commun.

  “On n’a pas suffisamment insisté, dans la littérature publiée
à propos d’Erickson, sur ses qualités humaines, mais elles constituaient une part très importante de sa méthode de thérapie,et aussi une des raisons principales de sa réussite” - Jeffrey Zeig

  Actuellement, les praticiens de la Nouvelle Hypnose accompagnent leurs clients d’une manière que Milton Erickson n’a jamais utilisé, beaucoup plus “romantique”, orienté sur le Développement Personnel, l’Évolution Humaine.

  Milton Erickson pensait que le summum du bonheur était d’être marié, d’avoir une bonne santé, quatre enfants et un bon métier… Bien !… Même si cela reste vrai à la base, de nos jours les choses ont évoluées. Et Richard Bandler et John Grinder furent les pionniers de ce développement nouveau des utilisations de la technique éricksonienne, dans un élan et un horizon bien plus vaste que celui des années 1940, ce qui est normal. Tout évolue…

  

Mais pourquoi “Hypnose” Ericksonienne et “Communication” Ericksonienne ?


  L’Hypnose est l’utilisation de certains outils de modification de l’État Ordinaire de Conscience, dans un but prédéfini entre l’accompagnateur et l’expérimentateur, ceci dans un contexte particulier : celui d’une “séance d’hypnose”.

  De là vient l’appellation hypnose “éricksonienne”. Toutefois, ainsi que je vous l’ai déjà dit, la pratique de l’hypnose est bien plus ancienne que le modèle qui nous a permis d’en décrypter la pratique moderne.

  Enfin, la “Communication” éricksonienne est l’utilisation hors de tout contexte “hypnotique” de l’attitude et des outils propres à l’hypnose éricksonienne, dans une simple conversation par exemple.

  Lorsqu’il y a modification marquée de l’état de conscience de la personne, on appelle cela de “l’hypnose sans hypnose”.

  Lorsqu’il s’agit uniquement d’une approche stratégique, hors tout état de transe, même légère, cela mérite plus sûrement la simple appellation de “Communication”, ce dernier sujet est extrêmement vaste !

 

  Donc, trois niveaux :

Hypnose Ericksonienne : créer et utiliser les états de transe. Surtout utilisée dans les domaines de la Santé, du Développement Personnel et de l’Évolution humaine.

Hypnose Conversationnelle : utiliser les outils de l’Hypnose Ericksonienne hors toute induction formelle (déclarée), la personne expérimentant toutefois un réel État Modifié de Conscience (EMC). Très utilisé en

 Communication de pointe : thérapie, coaching, motivation, pédagogie, conférences…

Communication Ericksonienne : utiliser les outils de l’Hypnose Ericksonienne, plus les Prescriptions & Tâches afin de parvenir avec élégance à l’atteinte de l’Objectif. Pas d’utilisation de la transe. La Communication Ericksonienne, extrêmement flexible, permet d’obtenir des résultats surprenants en thérapie, coaching, management, négociation, vente, pédagogie, communication écrite, accueil…

  

  Et la différence entre l’Hypnose traditionnelle et la Nouvelle Hypnose ?


 “Dans le premier cas, l’opérateur est supposé être le maître du jeu, alors que dans la Nouvelle Hypnose, il est clair que c’est le sujet qui mène les opérations, en fonctions bien entendu des propositions de l’opérateur” - Jean Godin

 

 L’hypnose traditionnelle (”classique”) est la première forme d’utilisation de l’Hypnose. Elle est plus autoritaire, dirigiste, basée sur le défi et la démonstration de la supériorité de “l’hypnotiseur”: “… à cinq, vous ne pourrez plus ouvrir les yeux !” Elle ne participe qu’occasionnellement, suivant le praticien, à l’autonomisation de la personne. Il peut être important d’en connaître le modus operanti, quitte à marier ensuite ces techniques aux approches éricksoniennes - ce que l’on appelle “faire de l’Hypnose semi-traditionnelle” (Weitzenhoffer, 1975).

  La Nouvelle Hypnose, elle, a un fonctionnement complètement différent. L’esprit même de la pratique est différent. Il s’agit de deux voies parallèles de pratique de l’Hypnose. Cette “Nouvelle Hypnose” est plus symbolique, permissive, indirecte… Elle laisse les bénéfices du changement et son origine au patient et encourage donc ainsi son autonomisation. La séance sera toujours un travail à deux, dans le but de permettre à la personne d’atteindre ses objectifs.

 

  Les deux pratiques utilisent l’état modifié de conscience appelé “hypnose” avec, comme vous l’avez compris, une philosophie complètement différente.

 

Qu’entendez-vous par “Hypnose Humaniste” ?


  En 1979, Daniel Araoz, célèbre praticien américain, baptisait “Nouvelle Hypnose” l’utilisation des outils de l’Hypnose Ericksonienne dans un esprit de “Développement Personnel” (inconnu chez Erickson).

  Un peu plus de vingt ans après, Olivier Lockert (2001) donnait naissance au courant de ce qu’il convient désormais d’appeler “Hypnose Humaniste“, l’utilisation de formes spécifiques de communications hypnotiques selon une philosophie globale et transpersonnelle d’Evolution Humaine (et non plus seulement “personnelle” ou “individuelle”).

  L’Hypnose Humaniste agit au niveau de la Conscience, et non plus seulement de l’Inconscient (bien qu’elle puisse l’utiliser). En ce sens, elle se place techniquement et philosophiquement à l’opposé exact de toutes les autres formes d’hypnose. Sa différence est donc à la fois dans sa technique hypnotique très particulière, et dans les principes, idées et présupposés qui guident l’intervention d’aide.
 

  De plus, l’Hypnose Humaniste a une compréhension holistique du Changement, au-delà des croyances et différences culturelles, qui sont toutes acceptées comme “vraies” - aussi différentes soient-elles (convictions religieuses, croyances en les vies antérieures, par exemple, ou en l’existence de l’Esprit ou d’un Dieu, de l’Energie, etc.). Pour permettre ceci, et une action thérapeutique et de coaching efficace, l’Hypnose Humaniste s’appuie sur les dernières découvertes de la Psycho-Neuro-Immunologie et des Neurosciences.

  En résumé, l’Hypnose Humaniste est l’adaptation des anciennes formes d’hypnose, existantes depuis des millénaires, à notre monde moderne, avec la prise en compte des nouvelles données humaines, spirituelles, systémiques, humanitaires et écologiques, et possède un modèle philosophique propre. Pour un corps sain, et la réalisation de nos rêves, sur une planète où chacun aura plaisir à vivre.

  

  Mais, l’hypnose… il ne s’agit donc que de mots !

 

  C’est vrai. Et pourtant leur efficacité largement démontrée aujourd’hui dépasse tous les traitements chimiques les plus récents, tant dans les domaines des troubles physiologiques que psychologiques. Et il ne s’agit pourtant que de mots !… Maintenant, entre nous, qui croira qu’il ne “passe” que des mots, entre deux êtres humains qui se rencontrent ?

 

 

 

 

                                                                 SOURCES

 

Coordonnées

MONTPELLIER HYPNOSE.COM

 

 Espace HYPNOSUD

2 Place de la Chapelle Neuve

34000 MONTPELLIER

 

Pour nous joindre ou prendre rendez-vous, veuillez nous appeler au : 06 35 27 45 18

 

ou nous écrire à l'adresse suivante:

 montpellierhypnose@gmail.com

 

ou utiliser notre formulaire de contact.

Consultations uniquement sur RDV


Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© HYPNOSE MONTPELLIER.COM